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Assemblée générale 2014 des chasseurs des Landes

La fédération des chasseurs des Landes est traversée par des tendances lourdes : diminution du nombre de chasseurs et pression croissante des populations de chevreuils et sangliers. Cela a des conséquences sur le poids des indemnisations des dégâts de grands gibiers. Les responsables de la FDC sont convaincus que, bien qu'elle apporte des allègements (petits dossiers, frais d'expertises), la réforme de l'indemnisation n'est pas de nature à résoudre durablement la question du financement des dégâts. Ces évolutions ont aussi des incidences sur la pratique de la chasse. Voici quelques un des pans de l’actualité évoquée par la FDC à l'occasion de son AG du 26 avril à Pontonx.
AG 2014 FDC 40

OUVERTURE

Depuis 3 ans, la FDC 40 a ouvert un dispositif « Addi-chasse » qui permet à des chasseurs hors départements d'être accueillis par des Acca.

41 Acca ont signé la charte Addi-chasse et, l'an dernier,150 chasseurs venant de 40 départements ont ainsi goûté aux plaisirs de la chasse sur notre territoire.

André LAILHEUGUE, secrétaire général, invite d'autres Acca à adhérer à cette démarche d'ouverture, cohérente avec le concept de chasse populaire, et ce d'autant plus qu'« en 3 ans, aucune anicroche n'est survenue et la demande est là », a t-il insisté.

Depuis janvier 2014, le permis de chasse peut être passé sur 2 jours : un jour de formation et un jour d'examen.

Pour accompagner le travail de préparation en amont, la fédération des chasseurs met à disposition un manuel et un DVD. Il est également possible de s'entraîner sur internet, sur le site de la fédération départementale ou nationale.

Les mineurs de plus de 15 ans peuvent suivre une formation pratique d'une demi-journée et chasser en étant accompagné d'un tuteur (un seul fusil pour les deux).

LA SÉCURITÉ

La saison de chasse s'étant achevée dans le drame, André LAILHEUGUE s'est attardé sur la question de la sécurité.

« Un vrai débat s'est instauré au sein de la fédération, certainement au sein de vos Acca et bien évidemment avec l'administration », a t-il commenté avant de souligner que les chasseurs sont des hommes et des femmes responsables et que des contraintes excessives et inappropriées pourraient décourager la participation aux battues.

La fédération organise de stages de formation à la sécurité.

Par ailleurs, une convention entre la FDC et le Parquet de Mont de Marsan est en cours de signature. Elle permettra la mise en œuvre des stages alternatifs auxquels pourront être obligés de participer les contrevenants aux règles de sécurité.

LA RÉGULATION

Le président, Jean-Roland BARRÈRE, constate qu'en 2013 5 175 battues ont été réalisées et 7 096 sangliers prélevés. Comparé à 2012, ce sont 1 000 battues de moins et un peu moins de 1 000 sangliers au tableau.

« Aujourd'hui, nous estimons qu'avec un taux d'accroissement de 31 %, nous atteignons près de 24 000 sangliers », a t-il indiqué.

Jean-Roland BARRÈRE a précisé que la FDC continuera son « juste » combat pour l'utilisation de la chevrotine en battues collectives dans les secteurs où le sangliers est classé nuisible.

La FDC a conduit des essais balistiques. Conclusion : Sur les 21 grains de chevrotine tirés à moins de 20 mètres, 17 ont atteint la cible (sanglier dessiné sur un panneau de BA13) et les 4 autres ont été retrouvés en périphérie immédiate de la forme du sanglier.

Jean-Roland BARRÈRE a annoncé que le schéma départemental de gestion cynégétique préparé par la FDC a été approuvé par les chasseurs avec 86,5 % des suffrages favorables (vote organisé en parallèle de l'AG).

Renouvelé tous les 6 ans, il revient au Préfet de valider le schéma.

LES CHASSES TRADITIONNELLES

Jean-Louis CARRÈRE, sénateur, s'est excusé d'avoir annoncé cet été, à l'assemblée générale de l'association des chasses traditionnelles qu'une dérogation était en bonne voie.

« On nous a menti, c'est lamentable », a abondé Henri EMMANUELLI.

La fédération de chasse, l'association chasse traditionnelle et les parlementaires restent déterminés pour obtenir la dérogation.

Le financement de la première tranche (170 300 €) de l'étude sur le Bruant ortolan est bouclé1. La FDC a obtenu des garanties sur le fait que la migration des populations d'Europe de l'Est sera également observée. Cela permettra de vérifier que, comme le démontre déjà d'autres données, ces populations traversent bien le Sud-Ouest de la France.

 

1 : Coût total de l'étude programmée sur 3 ans : 491 300 €. Parmi les organismes financeurs : le conseil régional, le conseil général, le muséum national d'histoire naturelle, le ministère de l'écologie, la FDC 40 et l'association des chasses traditionnelles.

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