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Editos 2016

Quand sonne la fin de l'année...

L’année écoulée fut difficile pour tout le monde, crise aviaire, printemps pluvieux, puis sécheresse, accompagnés de prix de céréales très bas. Alors que 2015 avait déjà fragilisé les trésoreries, 2016 voit le revenu agricole baisser encore et le constat est amer.

Malgré cela, cette année les jeunes du Modef ont su se retrouver et redynamiser notre section.
Tout a commencé par un séjour au salon de l’agriculture, qui a permis à une douzaine de personnes de participer à l’événement et de sortir du contexte de la ferme et du boulot.

Grippe aviaire : des producteurs furieux

Les communications diverses tentent de rassurer les consommateurs face à un nouvel épisode d'influenza aviaire.
À quelques jours des fêtes de fin d'année, il est nécessaire effectivement d'encourager la consommation de foie gras pour sauvegarder une filière qui a déjà été durement impactée en ce début d'année.
Alors que les indemnisations ne sont pas encore entièrement versées aux producteurs, des élevages dans le Tarn, le Gers et le Lot-et-Garonne sont à nouveau victimes du virus.
La propagation s'est effectuée à partir d'un foyer du Tarn.

Revenu agricole : Toujours au plus bas

La dernière session à la chambre d'agriculture a permis de faire le point sur l'année 2016.
Comme on s'y attendait le revenu agricole landais est en baisse. La chute du prix du maïs en est le principal responsable.
La diminution des surfaces en maïs semence impacte aussi la ferme Landes...
En élevage, l'influenza aviaire mais aussi la faiblesse des marges en bovins et la stagnation des résultats en volailles n'arrangent pas la situation.

Retour sur notre congrès des fermiers

Je suis agréablement surprise par le nombre de personnes qui ont fait le déplacement pour ce congrès ! Cela prouve que notre syndicat peut réunir du monde.
Nos aînés ont rappelé la nécessité d’être présents dans les instances administratives. Encore cette année, les propositions alternatives du Modef ont permis de limiter la casse notamment sur les plafonds des nouvelles catégories de terres, sur les montants des baux des bâtiments d’élevage, sur les montants des cultures spécifiques (asperges et kiwis…).

Tous aux abris

La découverte d'oiseaux migrateurs ainsi que des mortalités dans un élevage chez nos voisins européens liées au virus H5N8 ont déclenché des mesures de vigilance accrues pour la France.
Le risque est passé de « négligeable » à « modéré » sur une grande partie du territoire. Dans le reste de l'Hexagone, le risque a été porté au niveau « élevé ». 125 communes landaises sont présentes dans ce dernier zonage.
Rien à voir avec 2016 puisque, aujourd'hui, le virus de l'influenza aviaire n'est pas détecté dans les élevages alors qu'il était présent dans 75 % des élevages en 2016.
Toutefois les mesures de confinement s'appliquent dans 125 communes landaises ce qui a pour conséquence de peser à nouveau sur le moral des producteurs.

Foncier, foncez !

La pression foncière dans notre département reste d'actualité et ceci malgré une conjoncture difficile des prix agricoles.
De plus, les nombreuses cessations d'activité liées aux départs à la retraite ne sont pas compensées par des installations car très peu de jeunes se lancent dans l'aventure.
Les surfaces libérées sont de plus en plus importantes, pourtant, le prix de vente du foncier agricole reste à des niveaux plus qu'élevés.
Bref, la course à l'agrandissement reste de mise.

Zones défavorisées : le grand chambardement

Depuis les années 70, les zones défavorisées dans notre département donnaient lieu à des avantages pour les agriculteurs aussi bien par des taux d’intérêts des emprunts que par des majorations au niveau des subventions...
Ce zonage prenait en compte des critères démographiques plus ou moins associés à des critères économiques....
La Haute-Lande était classée en zone défavorisée ce qui suscitait parfois l'incompréhension des exploitants du Sud-Adour qui y voyaient là une véritable injustice...

C'est qui le patron ?

Le 17 octobre, la cinquantaine de producteurs de lait du Loiret avait le sourire.
En effet, en partenariat avec la distribution, leur petite coopérative lançait la commercialisation de leur nouvelle marque de lait « C'est qui le patron ».
La particularité de la démarche repose sur le fait que ce sont les consommateurs eux-mêmes qui ont fixé les règles du jeu en indiquant notamment le prix final auquel ils s'engagent à acheter.
La brique de lait sera vendue à 99 centimes d'euro le litre ce qui correspond à une rémunération de 390 € les 1 000 litres pour les producteurs (contre 270 € actuellement).
Les exploitations familiales s'engagent en contre partie à respecter un cahier des charges mentionnant, par exemple, l'interdiction des OGM dans l'alimentation des animaux.

L'art de communiquer

C’est un sujet plus léger que d’habitude, mais qui compte énormément dans notre société où tout passe par la communication et l’art de communiquer. En agriculture c’est aussi un enjeu, car qui dit « produit agricole », dit « consommation » derrière et donc 60 millions de consommateurs…
Agro-industrie l'a bien compris et met le paquet sur le marketing des produits et sur l’image de ces derniers afin de déclencher l'acte d'achat. Les industriels maîtrisent parfaitement ces techniques. Leurs sites Internet sont toujours très bien construits et tout est beau dans le meilleur des mondes.
Mais, ils omettent de mentionner des sujets brûlants ou des informations essentielles pour les consommateurs, ce qui provoque ensuite des crises sans précédent comme quand on retrouve de la viande de cheval dans certains plats préparés. Il existe également un flou sur les produits laitiers qui sont fabriqués en France mais avec du lait provenant d'autres pays de l’union européenne.

La bio : une croissance à 2 chiffres

Philippe MARTIN, président du conseil départemental du Gers inaugurait la 1 000ième ferme convertie à l'agriculture biologique.
Ce qui fait du Gers le premier département de France en termes de surfaces converties.
La production bio, majoritairement en céréales, y représente 15 %de la surface agricole utile.
Les coteaux de ce département, souvent peu irrigués, ne permettent plus d' assurer un avenir à la production conventionnelle dans un contexte de baisse de prix des céréales.
La croissance de la demande est toujours très forte en agriculture biologique et les importations continuent de palier le déficit de production dans notre pays.