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Editos 2017

Les prédateurs

Comme chacun sait, les prédateurs sont ces animaux qui chassent et tuent pour se nourrir et aussi parfois par jeu.
L'agriculteur et l'éleveur ont de tout temps lutté contre les prédateurs venus décimer leurs récoltes ou leurs animaux.
Aujourd'hui, les éleveurs des zones montagneuses (mais aussi de plus en plus vers d'autres lieux comme la Lozère, l'Aveyron ou les Vosges) subissent des attaques de loups sur leurs troupeaux.

Le Père Noël LARCHER nous a lâchés !

Nous avons cru au père Noël Larcher… mais il nous a lâchés !
Dans un courrier envoyé au président national de l’ANRAF (association nationale des retraités agricoles de France), le président du Sénat, Gérard LARCHER nous informait qu’il n’attendait qu’une seule chose : qu’un groupe politique dépose sur son bureau le proposition de loi visant à porter les retraites agricoles à 85 % du Smic. Dans ce même courrier, il s'engageait à l'inscrire aussitôt à l’ordre du jour du Sénat.

Au fil de l'actu

La semaine dernière, l'édito était consacré aux problèmes fonciers et à la nécessité du maintien du contrôle des structures.
Cela tombait à pic car le gouvernement -qui est en train de faire travailler le Parlement sur le « droit » à l'erreur- a introduit dans ses propositions une disposition qui crispe bon nombre de syndicats agricoles et d'agriculteurs.
En effet, il est prévu de ne plus soumettre les agrandissements à autorisation d'exploiter. Si cela peut plaire à certains (la coordination rurale), tous les autres syndicats s'en inquiètent fortement. Il est évident que si rien ne vient freiner la course à l’agrandissement, il sera facile pour les plus nantis de louer ou acheter du foncier à tour de bras.

De ferme en firme

Une étude réalisée par trois sociologues sur l’agriculture française est en train de démontrer l’évolution de l’exploitation agricole vers un modèle de plus en plus proche du reste de l’économie.
Dans leur étude, ces trois chercheurs font ressortir ce phénomène qui a déjà touché commerce et industrie : multiplicité des sites de production, recours important au travail salarié, poids des investissements, rationalisation des processus de gestion (notamment de la main d’œuvre). Ils soulignent aussi le fait que cette évolution peut advenir dans un cadre familial ; le capital restant détenu par les membres d’une famille.

Bio, bio, bio...

« Bio, bio, bio » est dans la bouche de tous : média, publicités, collectivités locales, consommateurs, et même celle du ministre de l'agriculture qui, paradoxalement, a décidé de supprimer les aides de l’État au maintien, laissant le soin au libéralisme et à la loi du marché d'accompagner la filière…
Mais, pour nous, agriculteurs qui sommes les premiers concernés, comment appréhender le sujet ?

Pour un accès équitable au foncier

Vous pensez que la fédération des métayers et fermiers est tombée en désuétude !?
Et bien non, vos représentants sont toujours actifs au sein de la commission consultative départementale paritaire des baux ruraux (CCDPBR) et au tribunal paritaire des baux ruraux (TPBR).
Ce n’est pas un combat d’arrière garde que de défendre les fondamentaux du statut du fermage. Il a été obtenu dans les années cinquante, dans le contexte de l'après-guerre, pour donner aux fermiers une sécurité et une lisibilité à moyen terme et, ainsi, stimuler la production agricole nécessaire pour nourrir le pays.

Faire aimer l'Europe

Le sujet européen est de plus en plus critiqué par les citoyens de tous les pays. Le projet d'union est pourtant une excellente solution pour affronter les problèmes de l'actualité mondiale (commerce international, normes sanitaires et sociales, terrorisme...). Malheureusement, il semblerait que nos technocrates européens s'évertuent à faire détester l'Europe.
Tout d'abord, la question du glyphosate avec une première proposition de prolongation d'utilisation pour 10 ans en est l'illustration parfaite.

Le monde change

Et oui, le monde change. On nous promet avec le numérique tout un tas de bouleversements dans le monde du travail, les techniques concernant les transports... L'agriculture aussi change. On peut en citer quelques illustrations.
Tout d’abord, le glyphosate : sujet à polémiques s'il en est. Initialement cantonné principalement à la lutte contre les vivaces (chien-dent), il est rapidement devenu, avec les OGM tolérants, le pilier du désherbage toutes cultures. Il s'est aussi imposé comme matière active incontournable pour résoudre le problème de destruction des couverts avant l'implantation d'une culture.

Chiche !

Ce mercredi 11 octobre, le président de la République a prononcé un discours à l’issue de la première étape des EGA. Le thème était : « Comment mieux rémunérer les paysans ? ». Il s’agira aussi de parvenir à une alimentation « saine, durable, accessible à tous » via une réorganisation des « filières » du secteur.
S’agissant du premier thème, l’annonce majeure concerne la fixation des prix agricoles à partir des coûts de production.
L’objectif est ambitieux et à première vue cela paraît être LA solution pour redonner du revenu aux paysans.
Malheureusement la chose ne sera pas aussi aisée qu’il y paraît.

Seront-ils sourds ?

Drôle de titre, n’est-ce pas ? Et oui, ce titre pour interpeller les ministres (agriculture et finances) et leurs administrations sur cet appel lancé par toute une profession depuis la place de Castelnau-Chalosse ce samedi 7 octobre.
Ce rassemblement unitaire montre la capacité des gens de ce petit coin des Landes à se fédérer, malgré les clivages, pour demander le dernier geste qui permettrait de sauver beaucoup d’emplois dans notre secteur.