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L'agriculture durable, qu'es aco ?

Pour une agriculture durable.
L'agriculture durable, qu'es aco ?

L'ALPAD travaille depuis son origine sur le thème de l'agriculture durable. Au-delà de la sémantique, quel sens peut-on donner à la durabilité en agriculture ?

En premier lieu, ce qui m’inquiète, c’est la durabilité des paysans et des fermes. Leurs nombres ne cessent de chuter. Rien que dans les Landes, il y avait dans les années 1990 près de 18 000 exploitations. Aujourd’hui il n’en reste que moins du quart, environ 4 000. La même courbe s'observe en France. Le pire est de penser que rien ne peut enrayer cette course morbide.

On peut, sans trop d’idéologie, penser que le modèle économique mis en place depuis 50 ans est la cause, voire le but recherché de cette hécatombe. En effet, mon grand âge me rappelle que le graal pour un paysan était de développer son exploitation : « toujours plus grand, plus gros ». La pérennité agricole se ferait-elle grâce à la taille conséquente de la ferme ?

Je n’y crois pas ! Et les joyeux adhérents de l'ALPAD non plus. Non sans difficultés, ils essaient d'imaginer d'autres modèles, il n’y a qu’à voir les travaux et les essais que nous menons depuis une quinzaine d’années : des rotations avec des cultures moins gourmandes en intrants et en financement, les semences de ferme, la vente en circuit court, l’agriculture bio et de conservation des sols….

La durabilité de l 'agriculture devrait se mesurer par un réseau de paysans solide et bien ancré sur le territoire. La société demande des produits locaux, le respect de l’environnement, la qualité des paysages. Je pense que seuls des paysans nombreux et indépendants peuvent répondre à ces requêtes.

Il faut « juste » que nos décideurs politiques et économiques ne cèdent plus face aux lobbies industriels et décident de densifier le tissu agricole, si possible très vite, demain. Cela passe par le développement de filières rémunératrices comme essaie d’impulser le Conseil régional avec le chanvre. Nous pouvons aussi nous retrousser les manches et développer nous-mêmes des filières durables comme nous le faisons actuellement avec la farine et l’avons fait avec l’huile. Cela permettra de garder et d’installer des paysans dans nos campagnes !

Adishatz.

Éric Labaste, Président de l’ALPAD.

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