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Qualité ou qualité ?

Au-delà de la qualité, les Signes officiels de qualité (SIQO) peuvent être garants d'une rémunération plus juste pour les producteurs et d'une satisfaction toute particulière à proposer un bon produit aux consommateurs.
Qualité ou qualité ?

Cette notion très subjective qui fait appel à nos sens organoleptiques est une clef défendue par l’agriculture française depuis des décennies, pour préserver nos identités, nos territoires et nos savoirs faire. IGP, AOP, AOC, Label Rouge nous regorgeons de produits français qui possèdent un signe officiel de qualité. Pour les agriculteurs s’inscrivant dans cette démarche, les motivations sont diverses. Mais, je ne crois pas me tromper, en affirmant que lorsqu’un agriculteur choisit le Label Rouge pour sa production, il choisit de privilégier la qualité du produit.

Pour rappel, voici la définition du Gouvernement : le Label rouge est attribué à des denrées alimentaires ou produits agricoles non transformés qui possèdent des caractéristiques spécifiques. Grâce à des conditions particulières de production ou de fabrication, réunies dans un cahier des charges, les produits labellisés proposent un niveau de qualité supérieure.

Une fois cette relecture, il est bien question de qualité supérieure, par rapport aux produits standards, définis par un cahier des charges. Or le grand jeu depuis des années, est la mise en place de pressions permanentes pour un abaissement des règles et normes des cahiers des charges. Parfois, le passage en force provient des industriels, comme sur le camembert pour lequel ils souhaitaient l’introduction du lait pasteurisé dans la fabrication. Parfois, les baisses de qualité sont plus subtiles, sous couvert de crises sanitaires. Ces tensions sont permanentes, si l’on prend l’exemple du fromage Ossau Iraty, l’opposition est annuelle et récurrente depuis la création de l’AOP entre les éleveurs qui demandent l’entrée de l’ensilage dans la ration et ceux qui la refusent.

Alors, il ne faut pas opposer les modèles. Et d’un côté, il est vrai que lorsque vous faites du poulet standard, vous avez un consommateur au bout, mais vous savez que la rémunération de ce produit sera plus faible. Vous savez également que lorsque vous choisissez ce schéma de production, votre produit sera en concurrence avec de nombreux produits standards et des négociations de la part de la grande distribution toujours très ardues. Vous êtes conscient que la problématique environnementale fait partie des questions que se posent les consommateurs, et de ce fait vous allez vous confronter à des critiques. Tout ceci, en 2021, nous le savons, et nos responsables également, alors pourquoi, continuent-ils à porter un modèle, un discours qui vont à l’encontre des agriculteurs du territoire ?

Les enjeux sont trop importants, et nous dépassent sûrement. Je sais seulement que notre syndicat, défend depuis toujours la qualité supérieure des produits agricoles afin d’avoir une rémunération plus juste pour les agriculteurs et qu’ils puissent se reconnaître en tant que tels dans la satisfaction du travail accompli.

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