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Retour sur la quinzaine

Les 15 jours qui viennent de s’écouler ont été riches, avec de beaux succès. Un rassemblement lié au collectif Ouvre ton Bec a mobilisé plus de 500 personnes dans les rues montoises. 6 jours plus tard nous organisions notre traditionnel Congrès, où l’ambiance chaleureuse et l’affluence étaient au rendez-vous.
Retour sur la quinzaine

L’ambiance de la manifestation était très conviviale et presque festive malgré le contexte de la filière gras. Les générations se sont entremêlées ainsi que des discours graves, mais toujours ponctués par une animation plus légère. Ce premier rassemblement issu du collectif a attiré un nouveau public, notamment des consommateurs et leurs familles. Cette présence nous a amené à changer notre fonctionnement en proposant des animations variées. Un atelier de fabrication de crêpes et des peintures sur rue ont permis de les sensibiliser différemment aux problématiques de la filière. L’image que nous véhiculons grâce à ces évènements est positive, et ancre la défense de notre modèle vers l’avenir.

Mon premier congrès à la Présidence a connu une belle mobilisation, et cette journée riche et dense fut une belle satisfaction. Pas de thème spécifique, mais une volonté de laisser s’exprimer les participants, afin que l’auditoire s’empare du débat. La présence de la Présidente de la Chambre d’agriculture a bien amorcé la discussion… Nous avons abordé sans détour nos crispations et fractures qui se creusent. Bien sûr, nous opposons en permanence les modèles ! Mais comme rappelé lors du congrès, jusqu’à présent nos visions se détachaient et arrivaient tant bien que mal à cohabiter. Aujourd’hui un cap a été franchi, avec l’interdiction de l’élevage en plein air. Oui, la situation est complexe, mais stigmatiser et empêcher un modèle de production ancestral, là c’est trop. Et en plus, on ne devrait rien dire, voire les remercier !

La situation est dramatique en Vendée et plus largement dans les Pays de la Loire. Elle plonge nos collègues producteurs dans une situation sanitaire inimaginable et devenue incontrôlable. Jusque-là épargné, le Grand-Ouest vit sa première crise et la structuration de la filière dans ce secteur ne permet pas de traiter l’épizootie efficacement : les animaux tardent à être évacués des bâtiments. Le volume de production y est considérable, avec un nombre démesuré de bâtiments et d’animaux par bâtiments. L’exemple si souvent prôné du modèle vendéen s’effondre. Et c’est une catastrophe, pour l’ensemble de la filière et ses différents secteurs. Tout ceci est bien triste, et regrettable. Je n’ai pas d’analyse spécifique à faire sur cette issue. Peut-être que l’on devait en passer par là pour reconstruire des fondations plus censées, plus responsables. Peut-être cela provoquera-t-il une prise de conscience de certains, que l’on a été trop loin. Je l’espère. Et j’espère que nous tirerons les leçons du passé qui nous amène depuis trop longtemps vers cet effondrement qui menace directement l’avenir de nos exploitations. Une lueur d’espoir est permise car avec cette crise, les discours assénés depuis plusieurs années ne tiennent plus. Nous devons continuer à être force de propositions pour justement contribuer à un avenir plus sain.

Toutes ces bribes de signaux positifs nous rassurent sur le combat que nous sommes en train de mener sur la préservation, voire la sauvegarde de l’élevage en plein air. Nous ne sommes pas morts comme certains ont tendance à le penser. Bien au contraire, nous relevons la tête et faisons face à toute l’hypocrisie qui règne dans le monde agricole. Et surtout, nous continuons de croire à une agriculture respectueuse, vertueuse, humaniste et progressiste.

Je vous remercie, de continuer à nous porter et à faire en sorte que l’outil syndical perdure !

Mélanie Martin, Présidente de la FSA-Modef

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